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Le mécénat
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L’action de mécénat se fait sous la forme d’un don et/ou d’un soutien matériel apporté sans contrepartie directe par une entreprise à une activité présentant un intérêt général. Il est l’un des circuits de financement les plus légers, rapides et efficaces pour les associations et autres structures aux moyens modestes ayant notamment besoin d’un petit déclic au démarrage. |
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En croissance continue depuis 1986, le nombre d’entreprises mécènes, les actions soutenues et les budgets consacrés attestent du dynamisme et de la montée en puissance des initiatives privées. Les mécènes les plus actifs sont les services, les assurances, les banques et autres établissements de crédit, ainsi que les clubs d’entreprises. Mais la demande augmentant plus rapidement que l’offre, il semblerait qu’il soit de plus en plus difficile de trouver des soutiens de mécènes. Pourtant, deux évolutions jouent en faveur des projets intergénérationnels :
Même si la culture reste le domaine privilégié des mécènes, la solidarité et l’environnement ont rapidement progressé ces dernières années en termes de budgets consacrés aux partenariats. Les frontières entre ces trois domaines n’étant pas toujours très étanches comme, par exemple, les actions culturelles dans les prisons, la culture à l’hôpital, la lutte contre l’illettrisme, etc., un croisement des domaines du mécénat est parfois possible. Cette tendance intéresse au plus haut point l’intergénération. Le secteur des personnes âgées demeure encore le parent pauvre du mécénat, soit 2,5 % des actions de mécénat de solidarité en 2000, selon les données du répertoire Admical 2001-2002. Ce constat est à nuancer en raison de l’importance des soutiens aux domaines santé-hôpital (11 %) ainsi que recherche scientifique et médicale (4,5 %), lesquels concernent également les personnes âgées. En matière de lutte contre l’exclusion, les projets intergénérationnels ont d’autant plus de chance d’obtenir un soutien qu’ils se positionnent dans les secteurs suivants : emploi-précarité (40 %), enfants, jeunes et familles (13 %), éducation-formation (12,5 %) et handicapés (9 %), les jeunes restant une cible privilégiée. Les solidarités de proximité et les actions culturelles dans les quartiers attirent de plus en plus d’entreprises mécènes, notamment les grandes chaînes de distribution, soucieuses des risques de dégradation de l’environnement social. Leurs interventions se situent souvent en partenariat avec les pouvoirs publics, en particulier la Délégation interministérielle à la ville, le FASILD et le Ministère de la Culture et de la Communication. Enfin, la lutte contre la fracture numérique est un domaine en pleine croissance. Outre l’initiation aux NTIC, des opérateurs, tels que les fondations de France Télécom et de la société Boulanger, soutiennent les initiatives qui permettent de créer des liens sociaux et de solidarité par les usages innovants de l’Internet. Quelques principes Le cofinancement, une pratique à privilégier : le mécénat donne sa préférence à des projets qui s’appuient sur des fonds propres et des partenariats multiples, exigeant même parfois la présence d’un ou plusieurs partenaires publics, ce qui apporte une garantie de légitimité du demandeur et de l’utilité sociale du projet. Peu de financements pour les charges de fonctionnement : seuls les investissements ou les charges liées à la production d’un objet ou d’une manifestation (édition d’un ouvrage, CD-Rom, vidéo...) font généralement l’objet d’un financement. Une priorité aux projets nouveaux : les mécènes soutiennent rarement le même projet deux années de suite. Guides
Ouvrages généraux
Structures de conseil Admical (Association pour le développement du mécénat industriel et commercial) Fondation de France CEREC (Comité européen pour le rapprochement de l’économie et de la culture) : promotion du mécénat et des entreprises Portail des fondations et du mécénat Mohammed Malki, extrait du guide L’intergénération, une démarche de proximité, la Documentation Française 2005. Pour en savoir plus sur le guide ou le commander |
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