Gérard Longuet ne souhaite pas que l’emprunt soit l’affaire du siècle
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Le grand emprunt national, annoncé le 22 juin par Nicolas Sarkozy devant le Congrès réuni à Versailles, ne devra "pas offrir un taux de rémunération trop attractif", déclare Gérard Longuet, dans un entretien au "Monde". Pour le nouveau président du groupe UMP du Sénat, cet emprunt ne devra pas être "l’affaire du siècle", quitte à ce qu’il y ait un "risque d’échec". |
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"C’est une question de solidarité", assure-t-il. "L’emprunt est toujours un exercice de solidarité dans le temps. Avant de le lancer, il faut s’interroger : qui veut-on rassurer, séduire, mobiliser ? J’appartiens à la génération du baby-boom. Nous avons eu beaucoup de chance en termes de promotion sociale. La richesse, aujourd’hui, a tendance à se concentrer chez les plus de cinquante ans. Mais nous laissons à nos enfants et à nos petits-enfants une lourde dette qui n’a pas toujours correspondu au financement d’investissements d’avenir. C’est la raison pour laquelle, à titre personnel, je défends l’idée que l’emprunt doit être l’expression d’une solidarité intergénérationnelle". ![]() M. Longuet évoque un "risque" de fuite en avant "si l’emprunt ne sert qu’à consolider notre endettement public". "Nous devons donc être très sélectifs dans nos choix. L’emprunt ne pourra pas tout financer, indique-t-il. Pour moi, la priorité c’est le financement des grandes infrastructures de transport qu’il s’agisse des personnes et de l’information". Source : http://www.lemonde.fr/ |
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