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Des jeunes visitent des aînés à domicile - Canada
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L’amitié n’a pas d’âge, une association québcoise a été à l’initiative d’un réseau de bénévoles jeunes et jeunes adultes qui rendent régulièrement visite à des personnes âgées en perte d’autonomie. Une formation et un guide du bénévole et de l’aîné, des rencontres festives et culturelles sont autant d’occasion de favoriser le rapprochement entre les aînés et les autres générations, par la création de liens et de projets continus entre jeunes et aînés. Elle permet aux aînés de transmettre leur tradition et leur expérience aux générations montantes. |
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L’amitié n’a pas d’âge : Association à but non lucratif, a vu le jour en 1987. Elle s’est donnée pour mission de favoriser le rapprochement entre les individus et groupes du troisième âge et ceux des autres générations. Et est activement impliquée depuis plus de dix ans tant au niveau de la promotion que de la réalisation de projets intergénérationnels. L’origine de l’Association L’amitié n’a pas d’âge remonte à 1986 lors des premières analyses de besoins qui révèlent que l’isolement et l’ennui étaient les problèmes prioritaires chez les aînés du département de santé communautaire de Verdun. Dès cette époque, une campagne de promotion de l’entraide naturelle de quartier est instaurée pour contrer ce phénomène. Elle a pour thème « Tout commence par un sourire entre voisins ». Faisant suite à cette activité, un carnet de voisinage distribué à 10 000 exemplaires, permet aux personnes âgées d’y inscrire les coordonnées des personnes et des services les plus significatifs dans leur quartier. L’évaluation de cette campagne révèle la grande réceptivité dont ont fait preuve les écoles sur le plan de l’intergénération. L’Association « L’amitié n’a pas d’âge » assure la promotion et le soutien à plus de 150 organismes de la région de Montréal désireux de poursuivre les objectifs suivants :
Les principales activités de soutien de l’Association se résument comme suit : formation-information, jumelage, élaboration de projets, recherche de financement, support promotionnel. L’Association remet des trophées aux organismes qui se sont le plus particulièrement illustrés tout au long de l’année et sensibilise la population de Montréal au niveau des différents quartiers, à l’importance de l’intergénération. Depuis deux ans, l’Association L’amitié n’a pas d’âge, en collaboration avec différents partenaires des milieux scolaires et d’aînés, a produit deux outils pour le développement de nouveaux réseaux de soutien auprès des aînés isolés, en perte d’autonomie et vivant à domicile. Ces nouveaux réseaux de soutien sont composés de jeunes et de jeunes adultes. Le guide de formation Jeunes et aînés pour tisser des liens. Le premier outil consiste en un guide de formation et s’adresse aux intervenants qui oeuvrent auprès des jeunes et des jeunes adultes pour développer leurs compétences personnelles et sociales auprès des aînés isolés, vivant à domicile. Le deuxième outil est un guide d’implantation et vise à faciliter les différentes démarches pour mettre sur pied un réseau de soutien auprès des aînés isolés. Expérience-pilote dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve Débuté en 2001, le projet consiste en la mise en place d’un réseau de soutien composé de jeunes et de jeunes adultes auprès des aînés isolés. En plus d’être novateur, le défi était de taille : d’une part, donner une formation de qualité aux étudiants et d’autre part, développer suffisamment de confiance chez les aînés pour accueillir des jeunes à leur domicile. Les partenaires impliqués sont : le CEGEP Maisonneuve, le CLSC Hochelaga-Maisonneuve, l’École secondaire Eulalie Durocher, le Centre Éloria-Lepage, l’AQDR Hochelaga-Maisonneuve Au CEGEP, l’animatrice de pastorale a fait paraître une annonce dans le journal du collège ainsi que dans l’agenda des étudiants. Huit jeunes filles sont intéressées. Après les avoir rencontrées pour leur présenter le projet, il est convenu de donner la formation le lundi soir à compter de 5h30 à partir du 6 octobre. A l’école Eulalie-Durocher, l’animateur de pastorale a recruté quatre jeunes. Il remet une lettre d’autorisation aux parents pour ceux qui n’ont pas 18 ans. De concert avec les étudiants du collège, les jeunes du secondaire ont décidé de suivre leur formation au CEGEP. Ces rencontres de formation se sont déroulées régulièrement tout au long de l’année, aux deux ou trois semaines, sous la supervision de l’animatrice de pastorale. C’est à partir de l’utilisation de ce guide que les jeunes ont pu développer leurs compétences personnelles et sociales auprès des aînés isolés. Tout au long des rencontres de formation, l’animatrice de pastorale aborde les thèmes suivants : l’ABC du jeune bénévole, le projet et ses exigences, les différences et les ressemblances jeunes/aînés. En octobre 2002, les aînés viennent raconter à quoi ressemble la journée-type d’une personne âgée d’aujourd’hui à travers ses activités quotidiennes. Les jeunes sont enchantés de la présence des aînés à leur formation et demandent leur présence pour les rencontres à venir. De leur côté, le Centre Éloria Lepage décide de s’impliquer d’une part, au niveau du recrutement des aînés qui fréquentent le Centre de jour et possiblement intéressés à être jumelés avec un jeune pour des visites à domicile et, d’autre part, au niveau de l’encadrement des jeunes au Centre de jour pour participer à des activités de groupe avec les aînés. Les moments forts de la formation Vers la mi-novembre, la troupe du Théâtre Fleury est invitée a venir présenter la pièce Les vieilles violences, au CEGEP Maisonneuve, pièce écrite et réalisée par des aînés. Après la présentation, un échange très enrichissant révèle à quel point les jeunes sont touchés et ont appris sur la réalité des aînés. 70 personnes sont présentes dont une trentaine d’aînés en perte d’autonomie. Dorénavant, et jusqu’à la fin du projet, le CLSC accepte de défrayer les coûts de location de l’autobus ainsi que les frais d’activités des bénévoles pour amener les aînés au CEGEP lors des activités collectives entres les jeunes et les aînés. De plus, les élus politiques sont sensibilisés au projet, ainsi que la population locale par la parution d’un premier article dans le journal local. Vers la même période, l’intervenante du Centre d’accueil Éloria Lepage vient témoigner auprès des jeunes de sa motivation et de son expertise intergénérationnelle. Elle parle aussi de la réalité des aînés qui vivent à domicile et de leurs besoins. Elle présente également un court vidéo du Centre Éloria Lepage et invite les jeunes à participer aux activités de groupes, en fonction des horaires de chacun. Tous les jeunes participent aux fêtes de Noël qui constituent alors, une bonne occasion pour créer des liens spontanés et naturels entre les deux groupes d’âge. Tout au long des rencontres de formation, une dizaine d’aînés, pas toujours les mêmes, issus de l’AQDR et du CLSC, prennent part aux discussions portant sur la communication et le vieillissement. En janvier, cinq autres jeunes sont recrutés pour participer au projet. Ils se sont intégrés au premier groupe. Le projet totalise maintenant une quinzaine d’étudiants participant aux activités de formation avec les aînés. La préparation des aînés Les réseaux de bénévoles impliqués dans le maintien à domicile du CLSC ainsi que les intervenantes qui connaissent bien leurs aînés collaborent étroitement pour mettre les aînés en confiance. Aussi, des rencontres sont organisées au groupe Tremplin du CLSC et au Centre Éloria Lepage pour sensibiliser les aînés et les ouvrir à l’intergénération. Une fois de plus, le fait d’être jumelé à des jeunes recrutés par des animateurs de pastorale suscite énormément d’intérêt. A plusieurs reprises, quelques jeunes participent aux activités du maintien à domicile du CLSC : marchébus et magasibus. Ils sortent avec les aînés et les accompagnent dans leurs achats. D’autres jeunes se rendent au Centre de jour pour des activités de groupe (cuisine collective, repas, fêtes). Après quelques rencontres, certains parmi eux expriment le désir de se revoir et commencent à développer des liens d’amitié. Des aînés du Centre vont même jusqu’à donner leur numéro de téléphone. Le jumelage Au début du mois d’avril une grande soirée s’organise pour jumeler ceux et celles qui ne le sont pas encore. 18 aînés sont jumelés à 18 jeunes. Plusieurs d’entre eux s’étaient déjà jumelés et avaient déjà commencé leurs visites à domicile. Pour les autres jeunes qui le désiraient, les animateurs de pastorale, bénévoles et intervenants du CLSC, se rendaient disponibles pour les accompagner lors de leur première visite. Autant les aînés que les jeunes sont enchantés de leurs rencontres. Ils en ont long à se raconter. Au début du mois de juin, une dizaine de jeunes et d’aînées se sont rencontrées à plusieurs reprises. Durant l’été, huit jeunes sont demeurés en lien avec leur aînée. Cet automne, six jeunes poursuivent leurs visites et huit nouvelles recrues sont actuellement en formation. Ils ont l’intention de poursuivre leurs visites l’automne prochain, certains également pendant l’été. Mais tous les jeunes s’engagent à téléphoner et envoyer des cartes au cours de l’été. Prise en charge du projet par le milieu Dans le cadre de la semaine L’amitié n’a pas d’âge, une soirée de remise de diplômes fut organisée. Quinze rencontres de formation, d’une durée variant de une heure à une heure trente chacune, ont été réalisées au cours de l’année De plus, cette expérience sur le terrain, a alimenté la conception de notre nouveau guide d’implantation " Jeunes et aînés pour tisser des liens ". Éventuellement, les retombées de la diffusion de ce guide serviront à d’autres secteurs dans la région de Montréal et à l’extérieur. L’Association L’amitié n’a pas d’âge |
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